Cartable au dos

Septembre a été un mois très chargé pour nous comme pour Gabriel ; il y a eu un moment très attendu : celui de la première rentrée des classes ! On sentait qu’il avait hâte d’aller à l’école : il nous en parlait depuis le mois de juin, il voulait qu’on lui achète des livres à ce sujet et il était content de sélectionner ses petites affaires. Bref, le feu était au vert !

J’appréhendais toutefois dans le courant de l’été car il n’était pas encore propre la journée. Oui, on ne va pas se mentir je pense que c’est le stress de tous les parents : “Mon enfant va entrer à l’école et il n’est pas propre ; comment faire ?”. Bon nombre de magazines traitent de ce sujet à l’approche du 1er septembre. On nous dit qu’il ne faut pas mettre la pression à nos enfants mais on nous la met personnellement ! C’est moche à dire mais il faut que tout s’accélère ! Heureusement pour moi, tout s’est fait naturellement deux semaines avant le jour fatidique. On m’avait dit que c’était l’enfant qui décidait et que s’il n’avait pas décrété qu’il serait propre, je pouvais toujours espérer ! Exact ! Il faut dire que cette histoire d’acquisition de la propreté, on la traîne quand même depuis que Gabriel a 19 mois alors …. je n’ai pas du tout aimé cette “étape” et je pense en avoir assez parlé sur Instagram. En tant que parents, on a l’impression qu’on se “bat” contre “un moulin à vents” et on a souvent envie de baisser les bras. Des amies mamans me disaient que leur enfant était propre à 2 ans à peine … on a beau dire, on a beau faire les fières avec nos discours “Il prend son temps, il ne peut pas tout faire en même temps“, n’empêche qu’on rage et qu’on souhaiterait en finir une bonne fois pour toute avec cette histoire de pot et de couche à changer. J’ai fini par enlever celle-ci définitivement la journée (même pendant la sieste) et ça a été le déclic. Alors oui, il y a eu quelques accidents mais je n’ai rien lâché et je pense que c’est ce qu’il faut faire. Après, je n’estime pas que mes conseils soient bons ou mauvais, chacune fait ce qu’elle peut avant tout ;). Aujourd’hui, Gabriel n’est pas encore propre la nuit et je ne cherche pas à lui mettre la pression car cela ne me dérange nullement. J’attends la fameuse phrase, le fameux déclic qui fera que …

Le jour J, tout était prêt : première tenue choisie soigneusement, blouse, chaussons, joli petit cartable déniché à la dernière minute. On avait essayé de mettre Gabriel dans “le bain” deux/trois jours avant on le couchant tôt (le détail important) et en réduisant un peu la sieste car c’est un gros dormeur et je savais pertinemment qu’il ne dormirait pas 3h à l’école l’après-midi !

J’ai eu la chance d’assister à sa rentrée le lundi 3 septembre au matin car je ne travaillais pas n’étant pas professeure principale cette année. Nous avons donc pu y aller à quatre (Charles dans le porte-bébé eh eh) avec Monsieur. Gabriel était content mais quand nous sommes arrivés à l’école ; ça a été compliqué et je ne m’attendais vraiment pas à ça … lui qui était ravi d’aller à l’école, lui qui nous en parlait, lui qui montrait bien les signes qui disaient qu’il était “prêt” … on a eu le droit à la crise de larmes, au petit garçon qui venait se cacher derrière nos jambes et qui disait qu’il “ne voulait pas aller à l’école”. Je peux vous dire que j’ai vu mon fils se transformer dès l’entrée en classe : celui qui avait tant d’assurance était devenu tout timide, perdu, désorienté … nous sommes restés un peu avec lui mais nous avons du partir à un moment donné. Le drame !

Ça a vraiment été difficile … et je peux vous dire que ça a duré quelques semaines (environ jusque début octobre). Je le déposais le matin, il pleurait, il s’accrochait à moi et je devais le laisser et partir travailler la boule au ventre. Parfois même, j’avais les larmes aux yeux … je ne comprenais absolument pas. Tout s’était pourtant bien passé lors de la matinée d’intégration en juin dernier. Gabriel était fatigué et chaque matin, c’était compliqué pour aller à l’école. J’ai beaucoup souffert du manque d’informations, de communication : quand je vois que les assistantes maternelles et les micro-crèches nous racontent tout jusqu’au moindre détail (comme le nombre de pipi et de cacas), c’est assez déconcertant. Nous ne savions pas grand chose mis à part que Gabriel pleurait parfois la journée. J’essayais de relativiser mais l’incompréhension restait bel et bien présente.

Quelques semaines après, il était plus à l’aise; et ironie du sort, quand on venait le chercher, il ne voulait pas repartir ! On a tout de même pris rendez-vous avec la maîtresse pour s’assurer que tout allait bien ; on en a appris plus sur ce qu’il faisait (les activités au quotidien, la cantine, la sieste, attitude etc.). C’est une personne très compétente, au top dans la pédagogie (nous avons pu récupérer les cahiers d’activités où tout était détaillé : déroulement des journées, anniversaires fêtés, type d’activités, comptines etc.). Depuis ce rendez-vous, je trouve qu’il y a du mieux et Gabriel est plus serein. Il ne pleure plus quand on le dépose et il dit que c’est “génial” l’école. On nous avait dit que ça serait compliqué jusqu’aux vacances de la Toussaint et qu’ensuite, ça irait ! C’était bien vrai !

Et vous ? Comment s’est passée la première rentrée de vos loulous ? J’attends vos témoignages sur Insta’ et Facebook 😉

Écrit par Alizée

Le journal de bord et les confessions d'une jeune maman qui aime écrire et partager son quotidien.

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